Les mutations dans le parc social francilien

Actes du Groupe Bailleurs de l’Observatoire du logement social

27 juin 2017Hélène Joinet

Dans un marché immobilier tendu comme l’Île-de-France, le parc HLM est peu à peu devenu un parc d’installation durable, où les locataires restent en moyenne 14,5 années dans leur logement. L’organisation du parcours résidentiel des locataires s’impose dès lors comme un enjeu à part entière. Il s’agit, selon les cas, de proposer une chambre en plus à la famille qui s’agrandit, un logement plus petit et moins cher à la personne âgée, ou une solution adaptée lorsque survient un accident de la vie (séparation, chômage, handicap).
Pour en savoir plus et confronter les expériences, l’Observatoire du logement social en Île-de-France, dont l’IAU est partenaire, a organisé une rencontre avec des bailleurs sociaux sur la thématique des mutations dans le parc social. Les Actes de ce Groupe Bailleurs restituent les présentations des intervenants et valorisent les échanges qui ont nourri cette rencontre.  

Quelques données repères

En Île-de-France, 30 % des demandeurs d’un logement social sont déjà locataires du parc HLM (182 300 demandeurs de mutation début 2016). Leur demande est principalement motivée par l’exiguïté de leur logement. Dans le même temps, 30 % des attributions réalisées correspondent à des mutations, une proportion non négligeable. Les mutations inabouties restent néanmoins un important motif d’insatisfaction.

Les lois récentes s’intéressent à la mobilité dans le parc Hlm

On comprend alors que les lois récentes cherchent à faciliter la libération des logements sociaux sous-occupés et à intégrer les mutations aux outils mis en place à l’échelle intercommunale pour mieux gérer les demandes et les attributions de logement social. Elles questionnent aussi la mobilité dans les quartiers de la politique de la ville.

Des bailleurs sociaux et des collectivités mobilisés

Le Groupe Bailleurs témoigne de la diversité des mesures adoptées par les organismes pour faciliter les mutations : aide au déménagement, maintien du prix au m², suivi individualisé, repérage de la sous et sur occupation, appui de conseillères sociales, travail inter-agences… Quant aux élus, ils s’intéressent aussi de près aux mutations, qui garantissent un parcours résidentiel à leurs administrés. A l’occasion du Groupe Bailleurs, la Ville de Paris a ainsi présenté la charte des mutations signée en 2015 avec l’État et 19 bailleurs sociaux pour promouvoir la fluidité des mutations.

Un champ d’expérimentations

Dynamiser la mobilité implique d’expérimenter, que ce soit pour mieux identifier les locataires en demande de mutation, les rendre davantage acteurs de leur demande, voire leur proposer une accession sociale à la propriété. Le Groupe Bailleurs s’est fait l’écho de ces initiatives.

Cette étude est reliée aux catégories suivantes :
Société et habitat | Habitat et logement