Mobilité résidentielle des Franciliens : ralentissement entre 1984 et 2006

Note rapide Habitat, n° 463

31 janvier 2009Jean-Jacques Guillouet, Philippe Pauquet

En vingt ans, le parc social semble avoir perdu sa fonction d'étape dans le parcours résidentiel des Franciliens. La baisse de la mobilité résidentielle est principalement due au manque d'offre, locative ou en accession, en direction des ménages modestes.

Dans un contexte d'inadaptation de l'offre de logements, en quantité comme en termes d'accessibilité financière pour les ménages, il n'est pas étonnant que le parc social constitue un « refuge » pour les ménages modestes. Les vingt dernières années ont été favorables à l'accession. Les ménages modestes ont pu acheter grâce à des prix demeurant « raisonnables » accompagnés de prêts aidés à l'accession. Mais les prix ont augmenté beaucoup plus vite que les revenus et les prêts n'ont plus accompagné l'accession des ménages modestes. Toutefois, la conjoncture s'est retournée, comme en témoignent la baisse récente du volume des transactions et la stagnation, voire diminution des prix.

Enfin, la mobilité résidentielle est, en partie, le reflet des besoins et moyens des ménages, mais elle est également liée à l'offre de logements et à l'importance respective des secteurs de la propriété du locatif libre et du locatif social.

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