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DU FRET ET DE LA LOGISTIQUE EN ÎLE-DE-FRANCE
Cet observatoire s’inscrit dans les orientations de la stratégie fret et logistique de la Région Île-de-France et dans le cadre du programme d’actions pour le fret et la logistique en Île-de-France porté par l’État.
L’objectif ici est de renforcer et partager la connaissance du fret et de la logistique en fournissant un socle d’expertises et d’informations territorialisées permettant d'éclairer les acteurs et les décideurs.
Créée et opérée par la Direction Générale des Infrastructures de Transport et des Mobilités (DGITM), DiaLog est une plateforme permettant aux collectivités et gestionnaires de voirie de numériser leurs arrêtés de circulation et de stationnement afin de les rendre exploitables par les GPS et outils de navigation. Pour les acteurs du fret et de la logistique, l’objectif est d’améliorer la circulation des poids lourds, de limiter les situations de blocage et de mieux prendre en compte les restrictions temporaires ou permanentes dans les trajets. À terme, DiaLog vise ainsi une circulation plus fluide, plus sûre et moins énergivore sur le réseau routier.
Cette nouvelle Note Rapide de l'Institut paris Région, rédigée par Antoine Beyer, expert logistique au Département Mobilités et Transports, analyse les dynamiques d’un espace stratégique situé à la confluence des axes Seine et Nord, entre Île-de-France, Hauts-de-France et Normandie. Celle-ci met en évidence les tensions croissantes liées à la concentration des flux routiers et à l’implantation des grandes plateformes logistiques dans cette zone de “confluence Seine-Oise”. Elle souligne surtout un enjeu central : la faible articulation entre les grands corridors logistiques européens, malgré des projets structurants comme le Canal Seine-Nord Europe ou les infrastructures de la vallée de la Seine. L’auteur plaide ainsi pour une approche interrégionale renforcée afin de faire de cet espace un véritable nœud multimodal européen, capable de mieux connecter fluvial, ferroviaire et routier, tout en accompagnant la décarbonation des flux de marchandises.
En 2024, le commerce de gros en Île-de-France représente plus de 302 000 emplois, en hausse de 5 % sur dix ans, dont 68 % localisés dans la Métropole du Grand Paris et près d’un cinquième à Paris. Cette nouvelle fiche-repère de la DRIEAT - publiée en complément d'un premier travail intitulé « Organisation et dynamiques spatiales des emplois du secteur de la logistique » - analyse les spécificités de l’emploi dans le commerce de gros en Île-de-France. Cette activité reste fortement concentrée dans les zones urbaines denses, notamment pour le commerce de gros de biens domestiques, particulièrement surreprésenté au sein de la métropole. Si plus de la moitié des emplois du secteur se situent dans des territoires à forte vocation logistique, les dynamiques d’implantation diffèrent toutefois de celles de la logistique pure, avec une concentration plus marquée en cœur d’agglomération et une croissance moins dynamique sur la dernière décennie. Cette analyse met en évidence des complémentarités mais aussi des logiques territoriales distinctes entre commerce de gros et activités logistiques, confirmant le rôle structurant de la Métropole du Grand Paris dans l’organisation des flux économiques en Île-de-France.
La Direction générale des Entreprises (DGE) lance un appel à manifestation d’intérêt (AMI) afin de sélectionner les lauréats de la deuxième promotion de son programme d’accompagnement dédié aux startups et PME innovantes de la filière logistique. Dans un contexte marqué par les enjeux de transition écologique, de compétitivité et de réindustrialisation, ce dispositif vise à accélérer le développement de solutions innovantes destinées au transport de marchandises et à la logistique. Pendant un an, les entreprises retenues bénéficieront d’un accompagnement individuel et collectif : mise en relation avec des partenaires et acheteurs publics ou privés, renforcement de leur visibilité, échanges avec des pairs et appui sur leurs problématiques de croissance. Ce programme s’inscrit dans la continuité des initiatives portées par l’État autour de l’innovation logistique, notamment l’appel à projets « Logistique 4.0 » de France 2030, avec l’objectif de favoriser l’émergence de solutions souveraines et de soutenir la transformation durable du secteur. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 17 juin 2026.
Le règlement européen (UE) 2026/1030, publié le 12 mai 2026, instaure un cadre harmonisé de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre des prestations de transport. Destiné aux transporteurs, organisateurs de transport et plateformes logistiques, ce texte impose l’utilisation de la norme EN ISO 14083:2023 pour le calcul et la communication des émissions de GES, afin de garantir des données comparables et fiables et de limiter les risques de greenwashing. Pour le secteur du fret et de la logistique, cette évolution implique une montée en puissance des obligations de traçabilité environnementale, avec la nécessité d’adapter les outils de suivi des flux, de fiabiliser les données d’émissions et de renforcer la transparence vis-à-vis des clients et donneurs d’ordre. Plus largement, cette évolution réglementaire s’accompagne de transformations structurelles du secteur : digitalisation accrue des flux documentaires, modernisation des systèmes d’information, accélération des investissements dans la multimodalité et montée en puissance des exigences environnementales. À terme, ces nouvelles obligations pourraient contribuer à transformer durablement l’organisation des chaînes logistiques en Europe, en favorisant des modèles plus résilients, connectés et sobres en carbone. Le règlement prévoit également la mise à disposition, d’ici 2030, d’un outil européen gratuit de calcul des émissions, destiné notamment aux PME du transport et de la logistique.
Dans un contexte marqué par les enjeux de transition écologique et de compétitivité, plusieurs territoires français expérimentent des solutions logistiques innovantes et durables. Une étude menée par la Direction générale des Entreprises (DGE), en lien avec la DGITM et France Logistique, met en lumière 13 initiatives locales inspirantes visant à renforcer la gouvernance territoriale, optimiser le foncier disponible, accélérer la décarbonation du secteur et développer des clusters logistiques. Issues d’échanges avec les acteurs publics et privés ainsi que d’un travail de terrain mené en région, ces démarches démontrent que la logistique peut devenir un véritable levier de développement économique et environnemental. Pensées comme reproductibles, elles ont vocation à favoriser le partage de bonnes pratiques entre territoires et à encourager une logistique plus résiliente, coordonnée et responsable.
Après deux années de travail, la Direction départementale des Territoires de l’Oise a présenté l'intégralité de son schéma départemental de cohérence logistique (SDCL), une démarche inédite lancée en 2024 à l'initiative du Préfet de l'Oise. Co-construit avec une cinquantaine d’acteurs publics et privés, ce document stratégique vise à mieux planifier l’implantation des grands entrepôts logistiques de plus de 10 000 m², en conciliant développement économique, préservation de l’environnement et cohérence territoriale. Le SDCL s’appuie sur un diagnostic multicritère, une cartographie des zones préférentielles d’accueil logistique et un cahier de recommandations à destination des collectivités, des acteurs privés et des services de l’État. Première initiative de ce type à l’échelle départementale, ce schéma ambitionne de remplacer une logique d’implantation opportuniste par une approche planifiée et concertée, tout en inspirant d’autres territoires des Hauts-de-France.
Le ministère des transports a publié la liste détaillée des 21 lauréats de la 5ème édition Propulse. Ce programme, porté par l'Agence de l'innovation pour les transports, a pour objectif d’accélérer le développement d’innovations dans le domaine des transports et des mobilités. Parmi les lauréats de la catégorie "transports durables", certains projets concernent directement le secteur logistique :
Ce mémoire de master 2 TLTE (Transports, Logistiques, Territoires & Environnements) de l’université Paris Sorbonne a été couronné par le prix de l’AFITL (Association Française des Instituts de Transport et Logistique) en 2026. Son auteur, Carla ESTRADA, y analyse l’émergence des plateformes logistiques à étages en Île-de-France, dans un contexte marqué par la densification urbaine, la rareté foncière et les contraintes environnementales (ZFE, ZAN). Longtemps développée en périphérie et en structures horizontales, la logistique se verticalise pour rapprocher les flux des zones de consommation dense, répondre aux besoins croissants du e-commerce et s’adapter à l’évolution des réglementations. L’étude s’appuie sur une analyse documentaire (méthode Mucchielli), une cartographie SIG et des entretiens avec des acteurs du secteur logistique. Elle propose une typologie des formes verticales — mezzanines, plateformes multi-niveaux, hôtels logistiques mixtes, logistique souterraine — et en évalue les enjeux architecturaux, fonctionnels et économiques. Selon CBRE (2023), l’Île-de-France compte déjà 16 bâtiments multi-niveaux, auxquels s’ajoutent 22 projets en cours ou en étude, concentrés en première couronne. Ces infrastructures témoignent d’un changement de paradigme : la verticalisation logistique optimise l’usage du sol et soutient la transition écologique, mais son équilibre économique et son acceptabilité sociale demeurent fragiles.
Comment articuler la grande logistique et celle du dernier kilomètre ? Privilégier les modes d’acheminement multimodaux ou initier des programmes mixtes ? Quels dispositifs pour distinguer les espaces logistiques des data centers ou des dark stores ? Quels outils pour inscrire les entrepôts et leurs aires de livraison dans les territoires ? L’atelier parisien d'urbanisme analyse les évolutions du code de l’urbanisme et les PLUi de la Métropole du Grand Paris pour faire connaître et partager les dispositifs mis en œuvre pour mieux intégrer la logistique en ville.
La prise en compte du sujet logistique dans les PLU et PLUi s’articule en plusieurs temps d’étude. Les diagnostics des PLUi font état des différentes formes de logistique présentes sur le territoire et des éventuelles carences. Les PADD identifient les enjeux logistiques et grandes orientations poursuivies sur leur territoire. Les dispositifs réglementaires les mieux adaptés pour traduire les objectifs définis dans le projet d'aménagement sont mobilisés dans la rédaction du PLUi.
À la suite de son étude, "Le fret en Normandie – Décarbonation et report modal" (juin 2025), le CESER Normandie a mené un travail complémentaire sur le développement du transport fluvial de marchandises sur la Seine. L’étude établit des éléments d’état des lieux, et formule des pistes de recommandations de nature à favoriser le report modal vers le transport fluvial. Elle interroge les perspectives liées à la future liaison Seine-Escaut, invitant les acteurs et opérateurs à anticiper sa mise en service. Enfin, le CESER Normandie souligne les enjeux d’attractivité, de formation et d’emploi dans le secteur de la batellerie – en considérant l’intérêt et l’opportunité de la création à Rouen d’un pôle fluvial de formation-compétences-services.
La Cour, associée à la chambre régionale des comptes Hauts-de-France, publie un rapport préoccupant consacré au canal Seine Nord Europe (CSNE). Le projet de canal est marqué par une dérive de coûts et de délais particulièrement importante, alors que la déclaration d’utilité publique remonte désormais à près de 20 ans. Le coût de construction est évalué à 7,347 Md€ courants HT, contre 4,5 Md€ au moment de la création de la société porteuse de projet en 2017 (+ 63 %, supérieure à l’évolution des prix). Cette dérive remet en cause le schéma de financement défini en 2019, fondé sur des contributions forfaitaires de l’État et des collectivités territoriales et un emprunt de bouclage, dont le montant initial n’est plus réaliste. Le reste à financer, estimé à plus de 2,2 Md€, ainsi que les incertitudes entourant la répartition des surcoûts, imposent une révision du cadre financier.
La soutenabilité du projet repose désormais largement sur l’obtention de financements européens supplémentaires, incertains, et sur la définition d’une ressource affectée permettant de rembourser l’emprunt, dont le coût financier pourrait porter le coût total du projet à plus de 10 Md€ HT. Les travaux conduits soulignent la difficulté à identifier une telle ressource. Si le recours à une déclinaison de la directive Eurovignette apparaît comme la solution la plus aboutie, sa mise en œuvre suppose des évolutions législatives et son utilisation se trouve en concurrence avec d’autres besoins. Elle ne permettrait pas de toute façon, à elle seule, de couvrir l’ensemble du solde à financer.
La DRIEAT propose une analyse des dynamiques spatiales de l’emploi dans le secteur logistique entre 2014 et 2024, celle-ci vient en complément des travaux de l’INSEE :
• 211 880 emplois en logistique en 2024 (+47 % en 10 ans)
• 76 % des postes dans 11 territoires clés (Roissy, Sénart, Plaine de France…)
• 58 emplois/ha de foncier mobilisé en petite couronne logistique contre 2 emplois/ha dans les franges
Outil cartographique de référence avec ses planches détaillées, l’Atlas du réseau ferré national permet de décrypter les infrastructures ferroviaires en un coup d’œil.
L’intégration d’un volet logistique dans les documents de planification régionaux (cf. SRADDET) apporte une première réponse, avec l’identification de critères pertinents pour l’identification de foncier potentiellement adapté à l’activité logistique et limitant son impact sur l’environnement. Le projet présenté aborde la question de la traduction de ce type de critères qualitatifs en outil opérationnel pour faciliter l’identification et la quantification du foncier adapté à l’activité logistique. Seuls deux départements (Somme et Yonne) ont été couverts ; un passage à l’échelle couvrant la totalité du territoire national, ou a minima l’extension du modèle sur un plus grand nombre de départements, pourrait être envisagé.
Philippe Tabarot, ministre des transports, et Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’Industrie, ont présidé, le 31 mars 2026, le 5ème Comité interministériel de la logistique (CILOG), qui s’est tenu en ouverture du Salon international du transport et de la logistique. Le ministre des Transports a rappelé les grands axes du projet de loi cadre relatif au développement des transports, dont l’examen démarre le 8 avril prochain au Sénat, avec la priorité donnée à l’entretien et à la modernisation des infrastructures et à la décarbonation via l’électrification. L’ensemble du suivi des action est accessible en ligne.
Porté par l’INED (Institut national d’études démographiques), le projet SANTE-COURSE est une étude observationnelle auprès des coursiers des plateformes numériques portée par l'Institut de Recherche pour le Développement.
Il a débuté au premier trimestre 2024 et se poursuivra jusqu'en 2026. L’objectif de ce projet est d’évaluer l’exposition aux risques professionnels des livreurs des plateformes numériques à Paris et à Bordeaux et de comprendre les effets de ces risques professionnels sur leur santé physique et mentale et leur bien-être.
La chaire partage ce mois-ci ses dernières actualités : travaux scientifiques, participation à des conférences, séjours et visites de terrain, événements à venir, publications et communications.
Les deux auteurs de l’article scientifique paru dans « European Planning Studies » en déc. 2025, Reece Fisher et Adeline Heitz développent une méthode permettant d'estimer l'espace à consacrer aux activités logistiques (notamment livraison de colis du e-commerce) dans les projets urbains mixtes en cours de planification en région parisienne à Charenton, Thiais et Evry. S'appuyant sur des outils d'urbanisme opérationnels existant et sur les éléments factuels d'un promoteur immobilier logistique (Sogaris), le travail cherche à déterminer les dimensions initiales d'une infrastructure logistique pour trois projets dans des contextes urbains variés dans une approche à la fois quantitative (nombre de m2 à réserver) et qualitative (mesures itératives dans la démarche de planification).
Pour réaliser l’objectif de 0 émission CO2 en 2050 (SNBC), l’électrification des flottes jouera un rôle central. Ce levier seul comptera pour plus de 50 % de l’effort entre 2023 et 2050 et environ 70 % pour la période 2030-2050, contre un peu plus de 10 % pour le report modal. Le rapport de la DGE qui fait suite à une publication remarquée de juillet 2025 qui rappelait les vertus des PL sur batteries, dresse la situation actuelle, les outils incitatifs pour accélérer une conversion programmée.
Ce rapport rédigé par Adeline Heitz et Sibylle David du CNAM constitue le premier livrable de la Chaire Seine Logistique et Productive. Il s’inscrit dans un programme de recherche partenarial consacré aux transformations des systèmes productifs, logistiques et fonciers le long de l’Axe Seine associant acteurs académiques, institutions publiques et opérateurs engagés dans le développement territorial de l’Entente Axe Seine (Le Havre Seine Métropole, Métropole Rouen Normandie, Métropole du Grand Paris), HAROPA Port et Sogaris.
Le rapport montre comment le foncier logistique n’est pas seulement un support spatial des flux. Il est devenu une composante de l’économie productive métropolitaine et un objet d’arbitrage socio-politique sur la place des activités productives dans des territoires contraints. Le propos met clairement en exergue la lecture acceptabilité/désirabilité des fonction logistiques dans un contexte d’incertitude et de repolitisation des choix productifs.
Pour la quatrième année consécutive, l’Observatoire du transport combiné publie un rapport qui a pour objet de présenter les données essentielles du transport combiné en France et en Europe. En domestique, le transport combiné est aux trois quarts ferroviaire et connaît une reprise régulière après le pic de 2022. En revanche, on note un repli du transport combiné fleuve-route en France, d’où se détache la Seine qui connaît une évolution positive.
Ce portail propose un parcours utilisateur fluide et structuré en plusieurs étapes, permettant à l'internaute à concevoir un projet de manière simple et efficace. La démarche commence par la sélection de la région où l’entreprise exerce son activité puis le type de projet envisagé : le financement qu’il recherche (acquisition, rétrofit, remplacement), l’énergie souhaitée (GNV, électrique, hydrogène, biocarburant, hybride), le type de véhicule (utilitaire léger, poids lourd, véhicule léger). Une fois ces critères choisis, le portail génère une liste de dispositifs d’aide financière correspondant aux besoins identifiés. Chaque aide est accompagnée d’un descriptif détaillé et des démarches nécessaires pour la demander.
L'intelligence artificielle s'impose comme un levier majeur d’innovation et de productivité. En automatisant certaines tâches, en accélérant l’analyse de données, la résolution de problèmes ou la conception de produits ou services, l’IA peut constituer un levier de performance sur chaque maillon de la chaîne de valeur. France Logistique en partenariat avec la Direction générale des Entreprises, AI Cargo Foundation, ainsi que des entreprises et organisations professionnelles de la filière nous invite à dégager quelques lignes fortes de la thématique.
Traité de manière superficielle comme un problème de e-commerce, le développement de Shein en Europe, et particulièrement en France (qui importe désormais 800 millions d’articles par an, majoritairement venus de Chine), méritait une analyse stratégique que la note d’éclairage de l’Institut Montaigne offre désormais. La double promesse du « tout de suite » et du « pas cher » cache en effet une stratégie d’ampleur habilement déployée par le pouvoir chinois pour qui la conquête du marché européen est un intérêt de tout premier ordre.
Dans le cadre du projet ECO-CYCLO initié par la Fabrique de la Logistique, le CRET-LOG a mené une étude visant à analyser la chaîne de valeur de la livraison de marchandises à vélo cargo. L'objectif est d'identifier les impératifs économiques, sociaux, techniques, structurels et règlementaires nécessaires à la mise en place de modèles de cyclologistique viables.
Ce travail a permis d'identifier des pratiques favorables à la rentabilité notamment axer la proposition de valeur sur l'efficacité logistique, diversifier les activités ou encore professionnaliser la gestion.
Produite sous l’égide de la Chaire Supply Chain du Futur (ENPC) avec le soutien d’Argon&Co, cette première publication de l’Observatoire marque une étape fondatrice : pour la première fois, les compétences des métiers de la Supply Chain sont cartographiées à grande échelle, de manière objective, structurée et dynamique.
Toutes les filières de la Supply Chain exigent une combinaison équilibrée et complémentaire de compétences techniques, comportementales et business. L’exigence de ces compétences traduit la nécessité de profils complets, analytiques et orientés projet, capables de naviguer avec aisance entre les différentes dimensions de la Supply Chain. Malgré la diversité des métiers, un socle commun de compétences émerge, structuré autour de quatre axes essentiels : la maîtrise et l’exploitation de la donnée, le management des équipes, la communication et la vision stratégique.
Réalisé dans le cadre d’une coopération entre la Ville de Paris, la Seine-Saint-Denis, Est Ensemble, Plaine Commune et Grand Paris Grand Est, le schéma directeur des canaux établit une vision stratégique partagée et simultanée pour les canaux de l’Ourcq et de Saint-Denis. Récemment voté par les instances de chaque collectivité, il est le fruit d’une année de travaux en commun et d’ateliers menés par l’APUR.
Enedis mène depuis 2021 des études prospectives pour anticiper les impacts de l’électrification des transports sur les réseaux électriques. Ce rapport vise à estimer les besoins de recharge des poids lourds électriques en dépôt et en entrepôt, avec des projections à l’horizon 2035 et jusqu’en 2050. Il complète une première étude publiée en 2024 sur la recharge en itinérance, offrant ainsi une vision globale des besoins énergétiques et de puissance liés à l’électrification de la mobilité lourde.
L'électrification des entrepôts logistiques est un préalable à l'adoption des motorisations électriques dans le transport routier de marchandises. Une telle démarche exige d'intégrer en amont les mesures de prévention nécessaires et compatibles avec les besoins opérationnels des transporteurs. Pour cette raison, le Ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique a missionné la Direction Générale du Trésor et la Direction Générale des Entreprises, pour animer un groupe de travail réunissant des professionnels et des experts, afin d'aboutir à une meilleure compréhension mutuelle de la sinistralité des infrastructures de recharge pour poids lourds, ainsi qu'à des recommandations opérationnelles pour la maîtrise des risques. Le groupe de travail s'est réuni de juillet à décembre 2025 et a donné lieu à une synthèse sous forme de trois livrables et de recommandations qui s'appuient sur un diagnostic général du contexte, des technologies impliquées, des enjeux des différents acteurs, des données statistiques identifiées sur la sinistralité des véhicules électriques et des équipements ainsi que des mesures de prévention identifiées.
Ce rapport de L’Institut Paris Region s’inscrit dans la dynamique régionale en faveur de l’économie circulaire. En rédacteur, Martial Vialleix documente ce thème depuis les années 2010, récemment sur la ville productive (Diaz & Guigou, 2025). Le postulat majeur de l’étude est que le métabolisme territorial fonde son fonctionnement sur des aménagements, des infrastructures, des lieux, des équipements, qui structurent les volumes ou les quantités de produits, de ressources (eau, énergie, déchets, matériaux…) nécessaires au fonctionnement des activités et des modes de vie de ce territoire.
L’Observatoire Prospectif des métiers et des qualifications dans les Transports et la Logistique (OPTL) a publié son rapport de la situation du secteur au 31/12/2024 qui offre une lecture consolidée des évolutions de l’emploi, des métiers et de la formation dans les entreprises relevant de la Convention collective des transports routiers et des activités auxiliaires.
En Île-de-France, la branche regroupe 162 980 salariés répartis dans plus de 9 500 établissements. En 2024, l’emploi salarié progresse de 0,7 %, confirmant une dynamique modérée mais positive, après deux années de quasi-stabilité. Cette évolution masque toutefois des situations contrastées selon les secteurs et les métiers.
Les métiers de la conduite demeurent centraux, représentant 57% des effectifs régionaux, mais leur volume recule en 2024. Parallèlement, le vieillissement des effectifs se confirme : 41% des salariés ont plus de 50 ans, pour un âge moyen de 44,5 ans, tandis que le taux de relève reste faible (0,29 salarié de moins de 30 ans pour un salarié de plus de 50 ans). Ces tendances structurelles pèsent durablement sur les équilibres du marché du travail et reflètent les tensions de recrutement.
Le service connaissance et développement durable (SCCD) de la DRIEAT a cherché à quantifier le foncier occupé par la logistique en Île-de-France sur ces dix dernières années. Les deux fiches repères - illustrées par une cartographie dynamique - mettent en évidence un développement qui se poursuit à un rythme soutenu, tout en se déplaçant vers la périphérie de la région. En 2021, la région Île-de-France totalise 7 251 ha d’emprises vouées entièrement à la logistique et 9 449 ha d’emprises « mixtes » vouées partiellement à de l’activité logistique. Plus de 60 % de ces emprises sont situées au-delà de la Francilienne. Les territoires logistiques (zones de concentration de l’activité logistique au nombre de 11 en Ile-de-France) concentrent 72 % de ces emprises.

À la demande du ministre des transports, Anne-Marie Idrac et Anne-Marie Jean ont piloté un rapport qui vise à renforcer les orientations collectives autour de cinq leviers : 1) Une gouvernance renforcée permettant des dialogues constructifs entre acteurs publics et privés ; 2) La formation, afin de doter élus, techniciens et entreprises des compétences indispensables à ces dialogues ; 3) La connaissance, via le partage de données, d’indicateurs et de standards communs ; 4) Le foncier, pour affecter et sécuriser les espaces adaptés à l’efficacité économique et écologique des fonctions logistiques ; 5) L’accélération du développement de solutions sobres et décarbonées.

En partenariat avec l’UGE, la DGITM de bord ont mis en ligne l’édition 2025 des chiffres clés et des tendances concernant le transport routier de marchandises 2024, le transport ferroviaire et fluvial et le transport maritime et aérien. S’y ajoute une analyse de la performance économique, des prix et des coûts, des impacts environnementaux et de la performance sociale du transport de fret et de la logistique. Deux cahiers filières ont été réalisés l’un portant sur le secteur des céréales et l’autre sur la chimie.

Suivi par France Logistique et l’AFILOG, un étudiant de master de l’UGE a réalisé une étude sur la manière dont les régions appréhendent la logistique à travers la comparaison lexicale de leurs schémas d’aménagement. Si toutes affirment l’importance de la logistique pour l’économie et la nécessité de transformer la filière face aux enjeux environnementaux, l’articulation de ces deux dimensions varie fortement. Des tensions apparaissent aussi, entre ancrage territorial et ouverture internationale. Les régions ont toutes entamé une dynamique de prise en compte de la logistique, mais certaines sont plus impliquées que d’autres.

Réalisée à la demande de la commission TRAN (commission des transports et du tourisme du Parlement européen), l’étude fournit une analyse très complète des terminaux intermodaux (fer et voie d’eau) dans l'Union européenne. Elle accorde une attention particulière à leur répartition spatiale et à leur rôle fonctionnel au sein de la chaîne logistique, où l’offre allemande ressort très fortement. L’analyse s'inscrivait dans le contexte de la directive sur le transport combiné (CTD), un texte législatif européen qui n'avait pas été mis à jour depuis douze ans. La directive qui était à l’agenda des débats parlementaires a été ajournée à la demande de la Commission (oct. 2025). Reste donc un portait très riche en ligne.

Le CESER Île-de-France a adopté l’avis de la commission Transports, Infrastructures et Mobilités. Le document présente la liaison fluviale Seine-Escaut comme « un puissant vecteur d’aménagement du territoire et de souveraineté économique de la Région Île-de-France qui doit être perçu, porté et organisé dans cette perspective ». Le message fort du document est que la réussite consistera pour la Région Île-de-France à passer d’une vision d’infrastructure qu’il convient de piloter, à une vision de service qui reste à bâtir. L’avis formule les clés de la réussite du nouvel axe fluvial à travers sept recommandations majeures, soumises au Conseil régional d’Île-de-France.

Pour optimiser la logistique et ses flux, les collectivités ont un rôle à jouer en anticipant l’accueil de plateformes logistiques adaptées au besoin des différents acteurs. Cette étude du Cerema pour la DGITM s’intéresse aux démarches récentes menées en France pour récolter des données permettant de caractériser et identifier le foncier et l’immobilier destinés à la logistique.

Tous les produits achetés ont des impacts sur l’environnement pendant tout leur cycle de vie (fabrication, transport, utilisation). Chaque étape de ce cycle de vie consomme de l’énergie et émet donc des gaz à effet de serre qui vont renforcer le réchauffement de la planète. Un simulateur mis en place par les équipes de l’ADEME vous aide à faire le point sur l’impact carbone de vos achats occasionnels et quotidiens.

Fondée en 2019 , la chaire Logistics City est dédiée à la recherche sur la logistique urbaine, les entrepôts, le e-commerce et leurs impacts sur les villes du monde. Elle a pour mécènes Sogaris (SEM de l’immobilier logistique), la Région Île-de-France et la Métropole du Grand Paris. L’équipe de la chaire vient de publier le quatrième numéro de « Welcome to Logistics City » consacré aux politiques publiques locales de la logistique urbaine est désormais disponible. Il est gratuit et accessible en ligne.

La Préfecture de l’Oise vient de publier un diagnostic afin de clarifier le phénomène des grands entrepôts logistiques dans le département. Le document constitue la première étape du schéma de cohérence logistique de l’Oise. Il sera complété par l’élaboration d’une cartographie des zones d’implantation préférentielles et d’un référentiel commun permettant d’outiller les élus afin d’analyser les nouveaux projets au regard des enjeux d’action publique.

Jusqu'au 15 décembre, se déroule la concertation préalable du public autour du projet stratégique d’Haropa Ports pour 2026-2030 Un moment important pour l'établissement public, mais aussi pour les très nombreux territoires concernés par l'avenir du port. Citoyens, entreprises et territoires sont invités à contribuer à une feuille de route ambitieuse.

La Direction générale des entreprises (Ministère de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté nationale) a publié une étude comparative sur les énergies des poids lourds. Le verdissement des flottes de poids lourds est en effet l’un des leviers majeurs de la planification écologique du transport de marchandises, aux côtés du report modal, de la maîtrise de la demande et de l’optimisation des taux d’emport. Cette analyse détaillée a pour objectif de documenter et objectiver les performances de cinq technologies (électrique à batterie, GNV, B100, HVO, hydrogène pile à combustible).

Un nouveau rapport du Comité Technique de Logistique Urbaine Durable alerte sur la nécessité d’une approche fondée sur la complémentarité énergétique dans le transport de marchandises en ville, plutôt qu’un basculement exclusif vers l’électrique. Représentant respectivement 98% et 94% des parcs de poids lourds et de véhicules légers, le véhicule diesel reste majoritaire pour le transport de marchandises. Les préconisations du CTLUD : soutenir le mix énergétique, faciliter la recharge électrique, et inciter les territoires à planifier l’avitaillement.

La tenue des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 a représenté un véritable laboratoire à ciel ouvert pour la logistique urbaine francilienne, révélant autant la capacité des acteurs économiques à faire face à une situation exceptionnelle. Elle a constitué un levier de changement grandeur nature. Traitée par l’IAE de l’université de Pau, l’enquête a été conduite de mars à juin 2025. Elle analyse le retour des 200 organisations impliquées dans les pratiques et les actions mises en place durant les JOP 2024, avec les caractéristiques, les motivations, mais aussi les freins rencontrés. Les résultats constituent la phase 1 présentant l’analyse exploratoire quantitative. Elle sera suivie d’une phase 2 : étude qualitative (entretiens et études de cas).

Après L'institut Paris Region en juillet 2025 , l’APUR dresse l’état des lieux et enjeux d'un secteur en rapide développement. Porté par la volonté des collectivités pour la décarbonation du transport de marchandises, le e-commerce et l’organisation des Jeux olympiques 2024, l’utilisation de vélos-cargos s’est largement développée pour le transport du dernier kilomètre. L’étude documente le secteur de la cyclologistique, les acteurs, les implantations ainsi que les dispositifs de soutien déployés dans la Métropole du Grand Paris.

Comment s'organise concrètement le transport de marchandises en Île-de-France ? Quels sont les acteurs, les modes et les interfaces en jeu ? Cette fiche pédagogique propose une analyse détaillée et illustrée du transport de fret, une activité au cœur des enjeux logistiques en Île-de-France. Ce contenu est à retrouver sur le site de l'Observatoire francilien du fret et de la logistique (OFELIF), instance partenariale animée par L'Institut Paris Region, financée et pilotée par l'État et la Région Île-de-France.

DIAG’Alim est un outil interactif visant à présenter de façon synthétique et pédagogique les principales caractéristiques du système alimentaire francilien. Financé par la DRIAAF, cet outil a été réalisé par l’Institut Paris Région et la Junior Entreprise d’AgroParisTech avec pour objectifs de proposer une navigation simple et intuitive entre les différentes thématiques, mettre en lumière les chiffres clés, les grands enjeux et les principales caractéristiques. .

En utilisant les traces GPS des voitures et des camions, la DRIEAT a analysé les flux aux frontières de l’Ile-de-France durant les heures de pointe. La majorité des flux se fait par le Nord et l’Ouest. 14 % des camions ne s’arrêtent pas dans la région. Environ 200 camions franchissent les limites de l’Ile-de-France aux heures de pointe pour rejoindre ou quitter le marché de Rungis.

Issu d’une collaboration entre La Poste et la Banque des Territoires, le guide propose aux collectivités locales des solutions concrètes pour améliorer la logistique en centre-ville. Spécialement conçu pour les villes petites et moyennes, il offre une approche contextualisée, pragmatique, et compatible avec les enjeux de transition écologique et de revitalisation urbaine.

Le Département de l’Oise s'est investi dans un travail de concertation, associant les acteurs publics et privés, afin de faire émerger des solutions contribuant à l'amélioration de la cohabitation des poids lourds et des populations. Ce travail a permis d’élaborer un ambitieux plan d’actions.

Le transport de marchandises par vélos cargos constitue une alternative durable et efficace aux véhicules utilitaires thermiques dans la distribution du dernier kilomètre en milieu urbain dense. La cyclologistique se développe rapidement en Île-de-France, soutenue par les politiques publiques et portée par l’essor du e-commerce. Au-delà d’un vrai succès d’estime, il convient d’en mesurer le poids réel et d’évaluer son potentiel de développement, à Paris et dans le reste de l’Île-de-France, afin d’identifier les freins et les leviers d’action dans la perspective d’une décarbonation de la logistique urbaine.

À l’occasion de ses 80 ans, le Groupement National des Transports Combinés (GNTC) publie, en partenariat avec l’ADEME, le premier Guide de référence sur le transport combiné rail-route. Ce Guide complet de 35 pages, en version numérique et papier, a vocation à s’adresser aux chargeurs, industriels, transporteurs routiers, commissionnaires et à tous les acteurs, non spécialistes, mais intéressés par le report modal ferroviaire.

Issue d’une équipe de recherche de l’Université Gustave Eiffel (Adrien Beziat, Martin Koning, Laetitia Dablanc), l’étude se penche sur un aspect intéressant mais peu connu de l’impact environnemental des activités économiques sur les territoires : celui de la logistique, constituée à la fois de flux de transport de marchandises et de bâtiments (les entrepôts) qui organisent ces flux. Le cas d’étude concerne le projet d’entrepôt vertical Green Dock sur le port de Gennevilliers (département des Hauts-de-Seine) dont le maître d’ouvrage est le développeur-investisseur Goodman.

Le rapport Öko-Institut Fraunhofer analyse l’option de la recharge des dépôts de camions du point de vue des entreprises logistiques et de l'énergie dans quatre pays : Allemagne, France, Espagne et Royaume-Uni. L’étude, se concentre sur les véhicules utilitaires lourds d'un poids total en charge de 12 tonnes et plus. En plus d'une recherche documentaire approfondie, quatre ateliers nationaux ont été organisés avec différentes acteurs liées à la recharge des dépôts, soit plus de 80 participants au total.
Pour 40 à 50 % de la flotte, la recharge au dépôt est suffisante. Les grandes entreprises de logistique jouent un rôle majeur dans la phase initiale de l'électrification des dépôts, tandis que les petites entreprises ont besoin d'aide. Le raccordement au réseau pour la recharge des dépôts peut prendre plusieurs années et une coordination est nécessaire. Les préparatifs pour la recharge intelligente ont commencé dans les quatre pays, mais il manque encore des véhicules adaptés. Enfin, la France offre les programmes de financement les plus complets aux entreprises.
Issue d’une démarche partenariale inédite associant l’ensemble des acteurs du secteur, le programme précise les projets et les efforts financiers à engager sur une période de dix ans (2023-2032). Il comprend à la fois des actions dites à « gains rapides » et des projets plus ambitieux qui nécessitent la réalisation d’études parfois complexes.
Avis de l'Anses
Depuis les années 2010, des plateformes numériques de service se sont largement développées en France, avec un nombre croissant de consommateurs recourant à ces interfaces pour commander des biens ou des services, y compris la livraison de repas. Dans ce contexte, l’Anses a évalué les risques pour la santé des livreurs de repas des plateformes numériques. Sur la base des données rassemblées et de ses analyses, l’Agence présente les effets à court, moyen et long terme sur la santé physique et mentale des livreurs de repas des plateformes numériques.
Moins soumis aux contraintes réglementaires que les poids lourds, les véhicules utilitaires légers connaissent un engouement certain qu’une campagne de comptages de la DRIEAT permet de mieux connaître. L’Ile-de-France recense 700 000 unités immatriculées avec une progression 3 fois plus forte que celles des VP entre 2011 et 2023. Les trafics de cette catégorie enregistrent une pointe à 7h du matin, après les PL mais avant les VP, avec une affluence vers Paris le matin et vers la province le soir.
L'Île-de-France élargie comprenant l’Oise, l’Eure et Loir, le Loiret et l’Yonne voit passer 11 000 trains en transit sur 67 000 mouvements annuels liés au fret, (données Mensia 2021). Elle s’impose comme un hub national dans l'organisation des circulations ferroviaires de marchandises. La structure en étoile du réseau national et l'électrification privilégiée des radiales favorisent en effet la convergence des trains et leur recomposition sur des sites franciliens. Après un tassement du trafic et à l'heure de la transition écologique, l'État réaffirme ses ambitions régionales à travers la Stratégie nationale pour le fret ferroviaire de 2020, que vient compléter le Schéma directeur du transport combiné de décembre 2024.
À destination des communes, la Métropole du Grand Paris a souhaité éclairer les décideurs territoriaux dans la prise en compte de l’activité logistique dans leur stratégie d’aménagement. Le document rappelle utilement les enjeux du secteur, présente les documents règlementaires et leur emboîtement et les dispositifs d’aides existants. Il propose également une revue des leviers fonciers et immobiliers et des outils réglementaires à disposition des communes.
Cette nouvelle étude de L'Institut Paris Region analyse l'organisation logistique de la grande distribution en Île-de-France en croisant des données quantitatives et qualitatives. Elle révèle notamment une densification des réseaux commerciaux et une modernisation des bases logistiques, dont la taille moyenne a doublé en une décennie. Autre point saillant, la réorganisation logistique favorise les supermarchés en zone dense, tandis que l'hypermarché de périphérie décline face à l’évolution des comportements de consommation et à la montée du commerce en ligne. Bien que les plateformes franciliennes soient intégrées dans un réseau national, leur localisation au sud de l'Île-de-France met en lumière les contraintes liées à la saturation des infrastructures routières et la faible adoption d’alternatives modales.
Publié par la FAO, le rapport Building resilience in urban food logistics systems explore l'évolution de la demande des consommateurs face à l'impact des récentes perturbations mondiales sur la logistique alimentaire urbaine (Covid-19, tensions géopolitiques). Sont mises en exergue les meilleures pratiques (dont La Chapelle International) et les tendances en matière d'investissements et de mesures réglementaires visant à renforcer la sécurité alimentaire dans les zones urbaines.
Issu d’un colloque porté par le groupement d'intérêt scientifique (GIS) Institut pour une logistique intelligente en Vallée de Seine (ILI-VS), l’ouvrage vise à mettre en évidence les interrelations entre les ports, les chaînes d'approvisionnement et la logistique. Avec des contributions d'experts internationaux, le livre offre une perspective transversale sur le développement des corridors logistiques en utilisant préférentiellement des études de cas sur l'Axe de la Seine. Organisé en quatre sections, l'ouvrage s'appuie sur des recherches empiriques et théoriques issues de différentes disciplines, notamment l'ingénierie et les sciences humaines et sociales.
Le Bilan annuel des transports en 2023 vient de paraître. Il dresse un panorama des flux économiques, budgétaires et financiers du secteur des transports, détaille et analyse le compte satellite des transports, l’activité du transport de marchandises et de voyageurs, la situation économique des entreprises, l’emploi et les salaires, les effets de l’activité des transports sur l’environnement et l’accidentalité, et dresse enfin un bilan de la circulation. La Partie E dédiée aux transports terrestres de marchandises souligne une nouvelle baisse de trafic en 2023 (- 4,0 % après - 0,9 % en 2022) à 331 milliards de tonnes-kilomètres en 2023 avec un fort repli dans les transports ferroviaire (- 16,7 %) et fluvial (- 10,2 %) contre -2,4 % pour la route.
Le Service des données et études statistiques (SDES) vient de publier son atlas des entrepôts et plateformes logistiques (EPL) de plus de 10 000 m2. Les données 2023 sont accessibles et téléchargeables en ligne pour toutes les régions françaises sous format dataviz, à l’échelle des EPCI et des départements. On y apprend entre autre que l’Île-de-France accueille 18,7 % des surfaces nationales d’entrepôts avec 16,7 millions de m2 dont 12,8 % sont XXL (plus de 40 000 m2) et qu’elle offre de loin la plus forte densité du pays avec plus de 600 m2 d’entrepôts par km2.
Le Schéma national du transport combiné offre un panorama des flux en France et en Europe pour le fer et la voie d’eau. Il recense les installations, les capacités disponibles des offres intermodales existantes en France et propose des projections de trafic en vue du développement de nouveaux terminaux, notamment en Ile-de-France qui reste au centre du dispositif.
InfraClimat est un outil cartographique de sensibilisation à la résilience et à l’adaptation au changement climatique. Porté par la Fédération Nationale des Travaux Publics et développé par Onepoint, cette plateforme offre une visualisation et une quantification de l’exposition des territoires aux aléas climatiques des infrastructures routières aux mailles régionales, départementales et pour les EPCI. Elle répertorie également les travaux entrepris depuis 2013 pour y répondre.
Le compte rendu de la table ronde n° 195 sur la Logistique urbaine de l’lnternational Transport Forum animée par L. Dablanc (UGE) présente un panorama actualisé de tendance et expériences à l'international. De nombreuses études y sont référencées.
L’étude de la DRIEAT propose une exploitation inédite des fichiers fonciers régionaux qui permet de mieux cerner l’immobilier du secteur de la logistique. La méthode retenue ouvre la voie à une actualisation régulière des données.
Partant des donnés Sitadel, l’analyse de la DRIEAT permet de cerner la dynamique des permis de construire délivrés pour les locaux d’entrepôts en Île-de-France. La demande reste polarisée ; entre 2012 et 2022, 85 % des m2 d’entrepôts ont été autorisés dans un territoire logistique dont 28 % pour Sénart Centre-Essonne et 19 % autour de Roissy, mais avec une redistribution en fin de période au profit d’entrepôts plus petits et plus centraux.
L'Institut Paris Region et Voies navigables de France (VNF) proposent une Note rapide sur les enjeux de la décarbonation du transport fluvial. À la lumière des récents travaux menés à l’initiative de VNF, une première cartographie interrégionale des besoins fluviaux de la transition énergétique se dessine. Elle révèle les trajectoires et les complémentarités territoriales des ressources et des usages, et permet de calibrer la puissance du réseau de stations multi-énergies à installer.

Ville de Paris
Des outils numériques mis à disposition gratuitement par la plateforme JOPTIMIZ pour aider les entreprises de tous secteurs d'activités à visualiser les contraintes et à optimiser les livraisons en Île-de-France pendant les Jeux.
Quatre outils pour faciliter la logistique urbaine des professionnels pendant les Jeux
Ministère des transports / Préfecture de police
Sociétés de livraison : comment assurer vos livraisons pendant les Jeux ?
En partenariat avec la DRIEAT, l’INSEE propose un travail d’actualisation de la connaissance de l’emploi logistique régional.
L’APUR a recensé l’offre d’avitaillement alternatif dans la MGP. 19 stations-services accessibles aux poids-lourds offrent un approvisionnement GNV/bioGNV ou hydrogène.
Grâce à des fiches détaillées, l'APUR met en lumière la dynamique de l'immobilier logistique à Paris en recensant chaque projet engagé.