Redécouvrons la nuit

Mise à jour de l'enquête communale sur l'éclairage public

22 septembre 2026ContactNicolas Cornet

Enquête communale « Eclairage public »

Enquête communale « Eclairage public »

La mise à jour de l’enquête régionale sur les pratiques d’éclairage public est lancée !
Conformément aux objectifs de la Stratégie 2020-2030 pour la biodiversité en Île-de-France, l’Institut souhaite dresser un état des lieux des pratiques d’éclairage mises en place dans chaque commune de la région.

Depuis 2021, date de la première édition, les pratiques ont fortement évolué (rénovation accélérée des parcs, extinctions en cœur de nuit, projets de trames noires, effets des crises sanitaire et énergétique, parfois même des rallumages). Cette mise à jour vise à objectiver ces évolutions et à disposer d’une donnée régionale récente.

Toutes les communes d’Île-de-France seront contactées au cours du mois d’octobre 2026 pour répondre au questionnaire.

L’Institut Paris Region conduit plusieurs études sur l’éclairage nocturne et ses nombreux enjeux environnementaux.

À l’image des saisons et des marées, l’alternance du jour et de la nuit rythme le vivant. Or, en 2021, 99 % de la population européenne vit dans une aire géographique exposée à un éclairage nocturne artificiel. Dans les villes et les villages, la nuit naturelle s’efface ainsi progressivement sous l’effet de la lumière artificielle.

L’éclairage reste toutefois nécessaire dans certains contextes, notamment pour sécuriser les déplacements et mettre en valeur le patrimoine. Tout l’enjeu consiste donc à mieux éclairer, en adaptant les usages aux besoins.

La réduction de la pollution lumineuse est un objectif inscrit dans plusieurs lois françaises. C’est aussi une mesure de bon sens aux bénéfices multiples :

  • préserver la santé : la lumière artificielle nocturne perturbe notre système hormonal, entraînant des troubles du sommeil et favorisant le risque de maladies ;
  • réduire les dépenses : 40 % de la facture d’électricité des communes sont dus à l’éclairage public ;
  • atténuer le changement climatique grâce à une plus grande sobriété énergétique ;
  • préserver la faune et la flore : la lumière artificielle affecte les animaux nocturnes, mais aussi les espèces diurnes et les plantes ;
  • améliorer la qualité du ciel nocturne : voie lactée, étoiles filantes et constellations sont souvent masquées par un halo lumineux orangé. En Île-de-France, certaines communes se distinguent cependant grâce au label national « Villes et villages étoilés ».

La Stratégie régionale pour la biodiversité 2020-2030 de l’Île-de-France vise notamment à « améliorer la santé et le bien-être de tous les Franciliens grâce à la nature ». L’un de ses objectifs est de « diminuer la pollution lumineuse partout en Île-de-France ». Son volet consacré à la sensibilisation porte également l’ambition « de rétablir l’équilibre qui a été rompu et de reconnecter les Franciliens au vivant ». Retrouver les différentes facettes de la nuit, grâce à un éclairage plus sobre et mieux adapté aux besoins, contribue ainsi à renouer notre lien avec la nature.

Les initiatives de sobriété lumineuse se multiplient en Île-de-France. Les territoires recherchent des compromis pour faire un meilleur usage de la lumière artificielle nocturne. Il s’agit d’éclairer moins, mais mieux, afin de réaliser des économies, de préserver la santé et l’environnement nocturne (biodiversité, ciel étoilé…), tout en répondant à notre besoin de lumière.

L’Institut recense les pratiques d’éclairage public en Île-de-France. La carte ci-dessus présente un premier état des lieux des pratiques d’extinction, issu de l’enquête d’octobre 2021. Une nouvelle enquête auprès des communes est en cours en octobre 2026 pour actualiser ces données.

 

Cette page est reliée aux catégories suivantes :
Environnement urbain et rural | Développement durable