Si le parc locatif privé accueille dans tous les départements une majorité de petits ménages, cette dynamique est particulièrement accusée dans les marchés les plus valorisés, avec 86,2 % de ménages de deux personnes et moins dans la capitale en 2022 et 78,7 % parmi ceux des Hauts-de-Seine (soit une progression respective de 3,5 et 3,7 points depuis 2006). Dans la capitale, comme nous l’avons vu dans notre précédente chronique, cette évolution est favorisée par la concentration de l’offre sur les studios meublés (seul segment locatif en progression entre 2006 et 2022). En revanche, la part des petits ménages est légèrement moindre dans le département modeste de la Seine-Saint-Denis, avec 67,5 % de ménages de moins de 2 personnes, en lien avec une plus forte présence des situations de suroccupation et de cohabitation prolongée des jeunes.
Entre 2006 et 2022, la fonction familiale du parc locatif privé, déjà faible, s’est encore érodée à l’échelle de la région, avec une part de ménages de 4 personnes et plus passée de 12,5 % à 11,6 %. C’est particulièrement le cas dans les marchés urbains et centraux, où les loyers faciaux des grandes surfaces les rendent inaccessibles à un grand nombre de ménages : seuls 6,3 % des ménages locataires du parc privé parisien comptent 4 personnes et plus, 10,3 % dans les Hauts-de-Seine. Plus largement, cette érosion de la part des familles et des grands ménages dans le parc locatif privé concerne à des degrés divers tous les départements.











