La marche à pied est le premier mode de déplacement des Franciliens. Fonctionnelle, peu coûteuse, bénéfique pour la santé, silencieuse, non polluante, économe en espaces, ses avantages sont nombreux. Et pourtant, au quotidien, marcher est souvent une course d’obstacles : trottoirs encombrés, traversées dangereuses, omniprésence de la voiture, concurrence accrue avec les vélos et autres modes actifs, manque de signalétique adaptée… Dessinées par et pour l’automobile, les distances s’accroissent, alors que les densités et les mixités fonctionnelles se réduisent. La pandémie actuelle, qui oblige à conserver ses distances physiques, nous rappelle brutalement que certains espaces urbains ou périurbains sont difficilement « marchables ». Elle nous conduit à imaginer des espaces public plus équitablement répartis et plus confortables pour les piétons.
Comment expliquer cette situation paradoxale ? Quelles pistes d’action et quels projets mettre en place aujourd’hui dans les espaces publics métropolitains pour y remédier ? Comment construire une stratégie et une « bonne » politique en faveur de la marche à pied ?
Ce petit déjeuner décideurs – chercheurs s’appuie sur différents points de vue pour débattre de ces questions.


