La ville low-tech

Vers un urbanisme de discernement

01 novembre 2021Alienor Heil-Selimanovski, Cristina Lopez, Adélaïde Papay, Odile Soulard, Florian Tedeschi, Philippe Bihouix (AREP), Pauline Detavernier (AREP), Nils Le Bot (AREP)

L’approche low-tech est-elle pertinente à l’échelle urbaine ? Le concept de ville low-tech apporte-t-il quelque chose de plus au foisonnement de concepts déjà présents dans la pensée urbaine ? AREP et L’Institut Paris Region ont souhaité proposer un saut d’échelle en passant d’une approche low-tech centrée sur des solutions techniques, soutenues par des publics convaincus, à une vision systémique à l’échelle urbaine et territoriale, notamment francilienne.  

En mobilisant un important état de l’art, l’étude « La ville low-tech : vers un urbanisme de discernement » réinterroge les concepts de ville, de la smart city à la ville frugale, en passant par la ville créative, pour définir les contours de la ville low-tech et esquisser ses caractéristiques et son mode opératoire. 

Les villes font face à de nombreux défis, parfois contradictoires, entre adaptation et atténuation au changement climatique, résorption des inégalités sociales, développement économique et compétitivité. Les acteurs de la ville sont parfois perdus dans la myriade de solutions proposées et dans les arbitrages à faire. Ce travail cherche à montrer la pertinence du questionnement low-tech, qui interroge les besoins et la proportion des moyens engagés aux différentes échelles territoriales : de l’îlot à la grande métropole, du très dense au plus rural. La démarche low-tech peut offrir un cadre opérant pour traiter des enjeux urbains et fournir un nouveau terrain de politiques publiques pour les collectivités locales.  

Cette étude est issue du projet Urbalotek initié par AREP et L’Institut Paris Region. Il est soutenu par l’ADEME Île-de-France dans le cadre de l’AMI « Vers une innovation « low-tech » en Île-de-France ». Ce travail partenarial se poursuit actuellement avec une seconde phase d’étude, qui prendra la forme d’un cahier d’inspirations à destination des acteurs de la ville, visant à illustrer plus concrètement ce à quoi la ville Low-Tech de demain pourrait ressembler, pour une publication prévue fin 2022.

Voir également

La vie low-tech en 2040 - Restitution de l'atelier organisé dans le cadre de la 41e Rencontre des agences d'urbanisme qui s'est déroulée en décembre 2020.

 

Cette étude est reliée aux catégories suivantes :
Économie | Attractivité et convivialité | Économie verte et circulaire | Économie collaborative | Innovation et clusters | Territoires économiques

La ville low-tech est un système territorial ou urbain, dont les pratiques sociales, la gouvernance, le rapport au vivant et le fonctionnement économique, témoignent de la mise en œuvre d’un urbanisme de discernement. Cette démarche holistique, critique et éthique, repose sur quatre principes : l’éloge du suffisant, la gestion soutenable des ressources, la convivialité (appropriation, accessibilité des outils et des savoirs) et la recherche d’une juste échelle dans les organisations et les solutions. 

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