SDRIF-E 2040

Un nouvel équilibre

11 septembre 2024Contact

Le nouveau Schéma directeur de la Région Île-de-France - Environnemental (SDRIF-E) a été adopté le 11 septembre 2024 par les élus du Conseil régional. Fruit d’une large concertation menée depuis 2022 avec tous les acteurs du territoire, ce document va déterminer l’aménagement de la région d’ici à 2040.

  Le lancement de la révision du Schéma directeur régional d'Île-de-France (SDRIF-E) a été acté par délibération du conseil régional le 17 novembre 2021. Dès lors, L'Institut Paris Region s'est pleinement mobilisé sur le projet, aux côtés des équipes de la Région, de l'État, du CESER et des partenaires associés.

Les étapes :

De mars 2022 à décembre 2023 : analyse du projet par les personnes publiques associées, l’État, l’Autorité environnementale et la Conférence territoriale de l’action publique.

 Février 2024 : procédure d'enquête publique. Les Franciliens sont appellés à s’exprimer sur chacune des dispositions du SDRIF-E arrêté.

Printemps 2024 : prise en compte par la Région des retours l’enquête publique et des personnes publiques associées pour apporter les ajustements nécessaires au document.

11 septembre 2024 : adoption du SDRIF-E en séance plénière du Conseil régional.

Fin 2024, début 2025 : avis du Conseil d'État et approbation par décret.

Le SDRIF-E, c'est quoi ?
Le schéma directeur de la Région Île-de-France est un document réglementaire qui a pour objectif :
• d’encadrer la croissance urbaine, l’utilisation de l’espace et la préservation des zones rurales et naturelles,
• de déterminer la localisation des grandes infrastructures de transports et des grands équipements,
• de favoriser le rayonnement international de la région.

Une fois définitivement adopté et approuvé par le Conseil d'État, le SDRIF-E sera le document de référence pour l’aménagement de l’Île-de-France et la planification stratégique du territoire avec comme objectif de garantir un cadre de vie de qualité aux Franciliens à l’horizon 2040.

Fascicules et cartes

SDRIF-E adopté par les élus régionaux le 11 septembre 2024

Les grandes ambitions à l'horizon 2040

Un nouvel équilibre autour d’une région polycentrique

Partant du principe que les fractures urbaines ne sont pas effacées mais déplacées, le futur SDRIF-E propose un nouvel équilibre axé autour de 144 communes et groupes de communes identifiés comme polarités, autour desquels se renforceront les bassins de vie des Franciliens. Ces polarités permettront de structurer un territoire ZAN (zéro artificialisation nette), ZEN (zéro émission nette) en plaçant la circularité au cœur du modèle économique francilien.

En termes de développement démographique, le document prévoit l’accueil de 50 000 nouveaux Franciliens chaque année et la construction de 70 000 logements par an, tout en réduisant le rythme annuel moyen de la consommation foncière de 176 ha par décennie.

Un nouvel objectif qui vient diviser par 3 la consommation foncière prévue par l’ancien schéma de planification, adopté en 2013. La mise en œuvre d’un réel polycentrisme permettra quant à elle le rééquilibrage entre la zone dense et la Grande Couronne, créant ainsi des bassins de vie cohérents et adaptés aux aspirations des Franciliens en termes de logements, emplois, services et équipements dans une « région des 20 minutes ».

Une Île-de-France verte
 

« E » pour environnemental. Loin d’être un ajout marketing, le nouveau SDRIF-E institue pour la première fois l’environnement comme un pilier fondamental du développement francilien. Dans la lignée du Plan vert et du Plan régional d’adaptation au changement climatique, le SDRIF-E adopte de nouvelles règles pour lutter contre l’étalement urbain et protéger les espaces naturels, agricoles et forestiers.

Pour la première fois, la sanctuarisation de 13 % du territoire francilien et de la quasi-totalité des espaces verts de la zone urbaine et périurbaine est actée. 145 espaces verts à créer ou à agrandir sont également inscrits dans le SDRIF-E pour permettre à chaque Francilien d’avoir accès à un espace de nature à moins de 10 minutes.

Placée ainsi au cœur de la démarche du SDRIF-E, la reconquête de la nature doit à la fois permettre de répondre aux nouvelles aspirations des Franciliens et, également, faire de la région un territoire résilient, capable de résister aux effets du changement climatique.
 

Une Île-de-France connectée

Pour se construire, la région polycentrique doit s’appuyer sur un réseau de transports dense permettant de relier ses différents territoires.

Dans le même temps, la nécessaire réduction des émissions de gaz à effet de serre passe par le développement de transports collectifs toujours plus performants, couplés à des modes de déplacements plus souple pour ce que l’on nomme « le dernier kilomètre ».

De leur côté, les mobilités douces sont également favorisées et facilitées pour les déplacements du quotidien. Enfin, le réseau routier sera fluidifié pour limiter les bouchons et la pollution aérienne qui en découle. 

Pour cela, le nouveau SDRIF-E prévoit notamment :

  • 73 projets de transports en commun,dont 4 projets de navettes fluviales, 2 cables et 5 nouvelles gares, pour un total de plus de 770 km de prolongements du réseau existant ;
  • 800 km de pistes cyclables ;
  • 43 projets routiers sur 310 km. 

Préserver le capital productif francilien

Afin de préserver notre souveraineté alimentaire, le SDRIF-E porte la volonté de préserver l’ensemble de la filière agricole francilienne.

Il permettra également la réindustrialisation de l’Île-de-France pour créer des emplois ouverts aux Franciliens dans tous les territoires, améliorer la résilience de l’approvisionnement de la Région en biens industriels et décarboner l’industrie ainsi que le transport de marchandises.

Pour cela, 26 000 hectares dédiés à l’activité économique sont sanctuarisés, dont 56 % pour les activités industrielles et stratégiques.

Dans le même temps, l’accent sera mis sur le développement de la production d’énergie verte avec pour objectif d’atteindre 100 % d’énergie décarbonée à l’horizon 2050. Pour cela, le SDRIF-E alloue près de 1300 hectares pour garantir le foncier nécessaire à la transition environnementale (production d’énergies renouvelables, production et distribution d’énergie, collecte, tri et recyclage des déchets, rétablissement de continuités écologiques).

Bilan des phases de concertation

Le panel citoyen

5 novembre 2022

19 novembre 2022

10 décembre 2022

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