Le rapport des Franciliens au travail
Une analyse issue du Baromètre des Franciliens 2025.
Depuis 2020, le Baromètre des Franciliens explore le quotidien et le ressenti des Franciliens. Il leur pose des questions récurrentes sur le changement climatique, les déplacements, le télétravail, le logement ou la santé, et aborde une thématique spécifique dans l’édition 2025, « le rapport au travail ».
La diversité des Franciliens dans leur rapport au travail
Sept profils types ont été identifiés, témoignant de rapports au travail très contrastés. Les « équilibrés accomplis » sont les plus nombreux (26 %). Leur rapport au travail est positif, stabilisé et maîtrisé. Les cadres sont davantage représentés dans ce groupe, de même que les personnes disposant de revenus suffisants pour couvrir leur niveau de vie. À l’inverse, pour les « contraints du quotidien » (18 %), le travail est avant tout une nécessité et une source de revenus. Peu investi, il procure un niveau de satisfaction modéré. Du côté des « surengagés sous pression » (17 %), le travail représente un investissement intense, qui génère de fortes tensions au quotidien : trois quarts d’entre eux déclarent notamment être amenés à faire, dans leur travail, des choses qu’ils désapprouvent. Viennent ensuite les « désengagés critiques » et les « pragmatiques modérés » (14 % chacun). Les premiers expriment une forte insatisfaction et mettent leur travail à distance. Les seconds privilégient davantage leur qualité de vie et relativisent leur engagement professionnel au profit d’autres dimensions de leur existence. Les « en cours de reconversion » (8 %) restent fortement investis dans le travail, tout en cherchant à réorienter leur activité vers ce qu’ils aiment ou jugent utile. Enfin, les « détachés en retrait » (6 %) considèrent quant à eux le travail comme une activité parmi d’autres, à laquelle ils accordent peu d’investissement et associent peu d’exigences.
Le travail vu et vécu par les Franciliens
Globalement, le travail demeure très important dans la vie des Franciliens. La rémunération arrive au premier plan, mais d’autres dimensions comptent également, comme l’estime de soi, la sociabilité ou le plaisir. Cette appréciation globalement positive n’exclut pas certaines difficultés : organisation très contrainte du quotidien, manque d’autonomie ou de reconnaissance, frustrations salariales ou encore nécessité de réaliser des tâches que l’on désapprouve.
Pour autant, les projets de reconversion restent peu engagés et se heurtent à des freins divers. Le télétravail, régulièrement pratiqué par environ la moitié des Franciliens, favorise quant à lui une relation équilibrée au travail, toutes choses égales par ailleurs. La peur de perdre son emploi demeure une inquiétude réelle, notamment chez les jeunes. Ces derniers accordent une place importante au travail tout en le relativisant au regard de leurs aspirations personnelles, de leurs valeurs, ou, pour nombre d’entre eux, de leur éthique. L’intelligence artificielle attire autant qu’elle inquiète, là encore davantage les jeunes.
Enfin, si la plupart des actifs franciliens signifient qu’ils travaillent en Île-de-France pour rester proches de leurs amis et de leur famille, ils sont également conscients des opportunités professionnelles qu’offre la région. Cela n’exclut pas des envies d’ailleurs. Certains se projettent dans une vie en dehors de l’Île-de-France mais, pour la plupart, en conservant un emploi dans la région. Le cordon ombilical les reliant au marché du travail francilien semble difficile à couper.
Le baromètre des Franciliens
Voir également
Les freins à l’emploi en Île-de-France, reflet des spécificités sociodémographiques franciliennes ?
Cette étude est reliée aux catégories suivantes :
Économie |
Société et habitat






